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Spécial Enfants

> Kit du Petit Généalogiste


Cordonniers, tisserands, dentellières, scieurs de long, bergers, charbonniers, cabaretiers, corsaires.., autant de métiers d'autrefois qui n'existent plus ou ne se pratiquent plus de la même façon.

Découvrez la passionante histoire de ces métiers d’autrefois grâce à cet ouvrage exceptionnel : « Les Métiers de nos ancêtres ».
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CAPITAINE AU LONG COURS : Les voyages au long cours, qui comportent des risques considérables par rapport aux frais engagés et aux profits escomptés, ont longtemps été désignés sous le nom de "grosse aventure". On part ainsi "en grosse aventure pour un voyage au long cours".
Le navigateur des grosses aventures
Jusqu’au XVIème siècle, on appelle navigateur celui qui est chargé de tracer et de suivre la route. Bien que le plus compétent en matière maritime, ce navigateur n’est pas seul maître à bord, au sens où nous l’entendons aujourd’hui d’un capitaine de navire. Il dépend d’un chef d’expédition, souvent un terrien, ce qui ne manque pas de créer de fréquents conflits.

C’est la mer qui forme...
Jusqu’au milieu du XVIème siècle, les connaissances indispensables à ces navigateurs de la Grosse Aventure sont transmises par d’anciens maîtres et pilotes expérimentés. Un véritable enseignement sur l’art et la manière de faire le point ou de tracer une route, et même de dresser des cartes, ne voit le jour que vers 1540, avec l’ouverture à Dieppe d’une première école d’hydrographie.
Le principe d’un enseignement officiel dispensé dans chaque port date de l’ordonnance de 1584, signée d’Henri III. Pour la première fois sont définies les connaissances exigées des candidats au commandement d’un navire de commerce. Ils ne peuvent y accéder qu’après avoir été interrogés avec succès par deux anciens, en présence d’officiers de l’amirauté. Ils sont alors désignés sous les noms de maître ou de patron. L’époque des chefs d’expédition incompétents dans les choses de la mer est révolue, mais la fonction de pilote hauturier subsiste parfois.
Dans la pratique, cette disposition reste peu appliquée : pour l’essentiel, la formation des maîtres et des patrons repose sur des initiatives privées... jusqu’à l’ordonnance de 1681, qui définit les titres qu’il faut posséder pour commander les navires de commerce et les conditions exigées pour y parvenir. Si le titre officiel est celui de maître, l’usage étend peu à peu celui de capitaine à ceux qui commandent des vaisseaux marchands naviguant au long cours, titre jusqu’alors réservé aux officiers commandant un vaisseau du roi. À ceux qui ont satisfait aux différentes conditions est reconnu le droit de recevoir une lettre de commandement qui leur est délivrée à chaque voyage, lettre aussi appelée "lettre de capitaine au long cours", et ce titre commence à entrer dans les usages.

... puis les écoles
À la fin du XVIIème siècle, 45 écoles sont ainsi créées, écoles royales pour la Marine du roi, écoles ordinaires pour les ports côtiers. L’enseignement y est gratuit.
Les dispositions de 1681 sont modifiées en 1725. Aux cinq années de navigation exigées pour présenter l’examen de maître sont ajoutées deux campagnes de trois mois sur les vaisseaux du roi ; un âge minimum, 25 ans, est fixé. Les différents genres de navigation, long cours, petit cabotage, grand cabotage, sont mieux définis, ainsi que, pour chacun d’eux, les connaissances nécessaires au commandement.
Le titre de "capitaine au long cours", consacré par l’usage, apparaît de façon officielle pour la première fois dans une ordonnance de 1786. Il faut attendre 1816 pour que, en place des lettres de commandement délivrées à chaque embarquement, le grade de capitaine au long cours soit attribué et qu’il soit délivré un brevet à caractère définitif.

Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.

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